Appreciating Systems

J'ai lu un article intéressant sur The Guardian, qui m'a évoqué la réflexion suivante : si la crise énergétique actuelle nous fait souffrir parce que nous sommes vulnérables à cause de nos technologies, est-ce qu'adresser la cause profonde (la dépendance technologique) ne résoudrait pas une bonne partie des problèmes ?

  • moins de technologie = moins de dépendance, donc moins d'impact suite aux crises énergétiques
  • moins de technologie = moins de pollution, donc moins de dérèglement climatique
  • moins de technologie = plus d'humain et de manuel, donc plus de maîtrise dans ce qui nous arrive

En fait, le choix de la sobriété, je pense, pourrait nous apporter de la liberté et donc une forme de légèreté retrouvée. Nos angoisses me semblent venir principalement de cette sobriété imposée.

En écrivant cela, je me dis que c'est trivial et d'ailleurs déjà dit et redit par d'autres (Pierre Rabhi “Vers la sobriété heureuse” notamment).

On va me rétorquer que ce n'est pas facile, qu'on a des obligations, etc. C'est vrai. Mais si on veut vraiment, on peut. Evidemment, il ne faut pas prendre ma pensée pour une obligation ou une accusation (je suis sans doute le premier technophile ici) sinon vous allez tomber de nouveau dans la résistance à la situation.

Mais réfléchissez y : que pouvez-vous couper entre le pétrole et vous pour amoindrir l'impact de la crise ?

Chez moi, je n'ai pas installé de clim, mais fabriqué de mes mains une pergola pour y faire pousser de la vigne : ça me fait de l'ombre plein sud et me donne du raisin. J'ai aussi mis des films réfléchissants sur les fenêtres plein sud, et isolé l'étage (sous le toit) pour réduire l'impact de la chaleur et les pertes en hiver. C'est un début (ma maison est encore très loin d'être passive).

Dépendance aux applications et au téléphone ? J'ai réinvesti dans un carnet papier, utilisé avec des stylos publicitaires dont je dispose en pagaille. Et j'ai plein de revues et de livres achetés et non encore lus. Je pourrai également économiser sur Netflix et consorts.

Sans pour autant m'ennuyer pour me sentir frustré.

Pensons-y...